dimanche 27 septembre 2015

Ki et Vandien

Un de mes trois super frangins et mon excellente belle sœur ont eu la bonne idée de m'offrir, pour mon anniversaire, l'intégrale de Ki et Vandien, de Megan Lindholm. Sous le pseudonyme de l'auteur se cache Robin Hobb, autre pseudonyme de l'auteur des cycles de l'Assassin royal, du Soldat chamane, etc.
Les quatre livres de Ki et Vandien sont parus entre 1983 et 1989.
Dès le premier chapitre, j'ai été frappé par la force avec laquelle le personnage meurtri de Ki était décrit. Dès ce premier chapitre, j'ai été happé par l'histoire.
Le monde dans lequel se déroulent les romans est relativement classique : plusieurs races fort différentes cohabitent dans un environnement assez peu décrit, excepté dans les scènes d'importance.
La structure du récit du premier volume est différente de celle des trois suivants. Dans le premier roman s'entrelacent plusieurs époques de la vie de Ki ; sur cette toile de fond a lieu la rencontre de Ki avec Vandien. Dans les autres romans, les trajectoires différentes de ces personnages très proches mais libres de leurs mouvements constituent l'armature du récit. Mais dans tous les cas, la narration reste claire.
Quoi qu'il en soit, le propos principal du livre concerne la confrontation des différences, au niveau culturel ou individuel. C'est fait avec finesse et subtilité, sans rien retirer à la richesse des sentiments (y compris, donc, peu glorieux) des personnages, ni figer des positions stéréotypées.
On sent que l'auteure cherche son style, mais certaines pages sont pleines d'une poésie descriptive pleine de force.
Un mot également pour signaler la traduction : j'aime beaucoup la traduction du premier roman (Xavier Spinat), forte même si elle n'est pas toujours parfaitement fluide, j'aime moins la traduction des suivants (Guillaume Le Pennec), peut-être en partie parce que des fautes / incohérences de langages voire mots oubliés apparaissent à partir du second livre. Mais, globalement, les traductions n'entravent pas le plaisir de la lecture...ce qui n'est pas toujours le cas !



PS : à noter que, parmi mes cadeaux, se trouvait aussi un billet pour un concert d'Orange Blossom...Je vous en reparlerai fin janvier !!!


dimanche 6 septembre 2015

Climat :

D'après les estimations, depuis le 20 août dernier, l'humanité puise dans le capital des ressources de la planète pour subvenir à ses besoins, et non plus uniquement dans ce qu'elle produit. Tous les ans, cette date théorique devient de plus en plus précoce. Tous les ans, nous aggravons l'empreinte que nous laissons sur le monde, et hypothéquons un peu plus la planète sur laquelle nous vivons.
Bien sûr, les pays dits développés, et ceux qui sont sur la voie du succès pour imiter leur mode de vie (les BRICS), sont les plus gros consommateurs de ressources.
Ce qui est attristant avec la problématique climatique, c'est qu'aucun des dirigeants des plus grands pollueurs du monde ne semble en mesure de résoudre le problème - qui a, il faut le reconnaître, à la fois une dimension mondial de modèle de vie et, dans le fond, philosophique.
Par exemple, l'Australie est un des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, et son programme concernant la réduction des émissions est un des moins ambitieux qui soit.
Barack Obama, tout en se posant en défenseur du climat, n'en autorise pas moins les forages exploratoires dans l'Arctique. Ceci démontre, sinon l'absence de volonté de sortir du paradigme pétrolier - (je suis gentil : il y a peu de doutes que le président US soit peu motivé pour sortir du tout pétrole), au moins le maintien des réflexes issus de la logique du tout pétrole.