jeudi 17 décembre 2015

Estas Tonne & Reka Fodor

J'ai tout récemment découvert ça, et je ne peux pas m'empêcher de vous le faire partager :


L'entente entre les deux, les regards échangés, les changements de rythme...Magnifique, tout simplement.
 

dimanche 13 décembre 2015

Un climat mitigé

J'ai créé une page spécifiquement pour la COP21, elle est ici !

Je prévois de la mettre à jour de loin en loin, en fonction de ce que m'inspirera l'actualité...

jeudi 26 novembre 2015

Décuite

Suite au dernier post, j'ai eu envie de me balancer un grand coup d'eau bien fraîche pour me réveiller, et puis une fois que mes idées sont devenues de nouveau claires, je me suis demandé, l'oeil encore un peu trouble, ce que j'avais envie de faire.

J'avais envie de me faire un grand coup de ça :


Et pis aussi de ça - parce que ça a beau pas être tout jeune, c'est toujours aussi bon :


Et puis j'ai eu envie de me rappeler les Mille et une Nuits, des histoires à tiroir qui "si on pouvait [les] écrire à l’aiguille sur le coin intérieur de l’oeil, [elles donneraient] à réfléchir à qui sait réfléchir"

Et j'ai eu envie d'admirer de nouveau le travail des calligraphes arabes, comme par exemple Lassaâd Metoui, dont j'ai un bouquin (La conférence des oiseaux) :

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 (image issue de la présentation du livre Les cent noms de l'amour de Malek Chebel, un personnage intéressant)

Ou celle-ci, issue du site de Nabil Chami, quelqu'un que je ne connais pas du tout, mais j'aime beaucoup :
 

J'ai réouvert aussi une variation sur le Chant des chants, texte attribué au roi Salomon et destiné à la Reine de Saba, un livre réalisé par Henri Renoux, qui mêle la calligraphie arabe et hébraïque - superbe :

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Et puis je me suis dit que j'allait réécouter Lhasa chanter Donne moi la flute et chante :


Puis, je me suis rappelé de tout ce que je connaissais de magnifique dans les cultures arabes, de Ibn Sina, à Averroes, et je me suis dit que j'avais des milliards de choses à apprendre sur cette histoire.

Et enfin, je me suis dit que c'était aussi cette histoire, et les choses magnifiques qui étaient issues de cette culture que des fous mettaient en danger, de la même manière que des fous d'autres religions avaient souvent mis en danger leur propre culture - et les chrétiens ne sont pas les derniers à avoir été ou aidé des barbares jusqu'à récemment, témoin Touvier planqué dans un couvent, ou Pie XII - en plus de celle des autres. Et que, peut-être, si la culture, si cette culture, continue d'être admirée de tous, ils n'auront pas tout à fait gagné.


dimanche 15 novembre 2015

Gueule de bois...

Comme en janvier, une bonne gueule de bois.
Je ne vais pas écrire sur le sujet ; je renvoie à la réaction d'un Odieux connard :
Mais, comme le dit Titiou Lecoq : "J’espère qu’on continuera à aimer faire la fête dehors mais je ne jugerai pas ceux qui préfèrent rester en sécurité." (et merci à Kalys pour le lien).

Edit : Je rêve d'un territoire où les seules armes à feu seraient détenues par les forces de l'ordre. Personne ne possédant théoriquement plus d'arme, toute arme à feu est illégale, donc toute vente de ce genre de matériel y compris pour collection serait interdite. Je ne vois pas trop d'autre moyen de contrôler les flux d'armes de guerre...En gros, le contraire de ce qui existe aux Etats-Unis, ou ce qu'un jeune crétin du nom de Louis S. a dit récemment.

mercredi 11 novembre 2015

Un sacré petit bout de femme

J'ai découvert fortuitement l'autre jour, comme ça hop là au débotté, les poèmes de Sabine Sicaud, une poétesse du début du siècle. Bien que disparue à l'âge de quinze ans, elle eut le temps de produire un recueil de poèmes, et des écrits non publiés de son vivant et rassemblés dans un recueil posthume (1958).
Ils se caractérisent par une fraîcheur particulière, probablement lié au jeune âge de l'auteur, mais qui se mêle à une maîtrise de la langue et une délicatesse qui témoigne d'une maturité qui dépasse cette jeunesse. Ils se caractérisent également, pour les plus tardifs d'entre eux, par une description de la douleur que traversait l'auteur durant les derniers temps de sa courte vie.

Vous parler ?

Vous parler ? Non. Je ne peux pas.
Je préfère souffrir comme une plante,
Comme l'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul.
Ils attendent. C'est bien. Puisqu'ils ne sont pas las
D'attendre, j'attendrai, de cette même attente.

Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul.
Je ne veux pas d'indifférents prêts à sourire
Ni d'amis gémissants. Que nul ne vienne.

La plante ne dit rien. L'oiseau se tait. Que dire ?
Cette douleur est seule au monde, quoi qu'on veuille.
Elle n'est pas celle des autres, c'est la mienne.

Une feuille a son mal qu'ignore l'autre feuille.
Et le mal de l'oiseau, l'autre oiseau n'en sait rien.

On ne sait pas. On ne sait pas. Qui se ressemble ?
Et se ressemblât-on, qu'importe. Il me convient
De n'entendre ce soir nulle parole vaine.

J'attends - comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet...
Une goutte d'eau pure, un peu de vent, qui sait ?
Qu'attendent-ils ? Nous l'attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu'il reviendrait, peut-être...
Sabine Sicaud fut un prodige, lauréate de prix de poésie ; le recueil édité de son vivant fut préfacé par Anna de Noailles, et elle reçut un prix des mains de Jean Richepin - l'auteur des Oiseaux de passage, mis en musique par Georges Brassens :


 Tous les poèmes de Sabine Sicaud sont accessibles sur un site dédié ; vous pourrez y lire, par exemple La rose bleue, pour lequel elle reçut un prix, le puissant Ah ! Laissez moi crier, la Vieille femme de la lune, entre autres petites merveilles.

mardi 20 octobre 2015

Penny Dreadful (saison 2)

Note préalable : j'ai fait ce billet en deux parties, la première sans spoilers et la seconde avec plein de spoilers. Sachez vous arrêter !

J'ai enfin achevé de regarder la deuxième saison de Penny Dreadful et, comme la première, je la recommande chaudement !
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Peut-être est-ce parce que je suis particulièrement sensible à la littérature fantastique de cette époque et que j'y retrouve donc plein de repères, mais j'aime beaucoup l'ambiance de cette série. Et puis, j'aime bien aussi le traitement du thème abordé mille fois "les monstres ne sont pas forcément ceux qu'on croit"...
Eva Green et Timothy Dalton sont aussi bons que dans la première saison. Harry Treadaway est un bon docteur Frankenstein torturé, Billie Piper (Lily) , Reeve Carney (Gray) et Johnny Beauchamp (Angelique) sont très bien, la créature de Frankenstein bien en monstre triste.
Le personnage de Lyle est rigolo mais son ambiguïté aurait pu être mieux explorée, quant à Ethan Chandler, il n'amène guère qu'une possibilité de scènes d'action (peu de champ est laissé aux interrogations que pourrait initier sa nature) ; les confrontations avec l'inspecteur Rusk sont tout juste suffisantes pour donner de l'épaisseur au personnage. Et son côté bestial, on va dire, n'est pas très réussi, visuellement. Sembene n'est pas non plus exploré à fond, alors que ce personnage aurait pu être plus développé. En fait, ce personnage fait un peu quota minorité visible (aah, le sauvage taciturne...pfff...), et c'est bien dommage, il y avait des pistes à explorer dans les relations avec Malcolm.
Indépendamment de ça, il y a de nombreux moments très bien dans cette série créée par John Logan, à la fois en esthétique et dans le jeu des acteurs, de mise en scène.
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Il a un sourire un peu constipé, mais il a fait une bonne série !

Un gros merci à Fanch de me l'avoir conseillée, cette série, elle est top !

* * *
ATTENTION SPOILERS
* * *

C'est là qu'on sort des généralités pour éventuellement échanger avec ceusse qu'ont vu cette deuxième saison !
Enfin une série où les aveugles, aussi jeunes et jolis soient-ils, peuvent aussi être des salauds ; si ce que les Putney feront de John Clare est assez vite inévitable et évident, le moyen qui est choisi pour piéger la créature est chouette. Enfin, chouette, on se comprend, hein ! Le passage où les Putney viennent définir les limites de leur nouvelle relation avec Clare les montre, lui dans une caricature de l'entrepreneur dénué de scrupules avec sa bonne face de bourgeois bon ton, elle névrotique de la répétition, inquiétante au fond.
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Un mec qui bricole habillé comme ça, avec cette petite moustache, ne peut qu'inspirer la méfiance
La folie joue un rôle important dans cette série : on l'a vu dans la première saison, avec une Eva Green au top, on le voit de nouveau lorsque Malcolm et Frankenstein se débattent, confrontés à leurs proches...Et si Malcolm ne peut plus, hors envoûtement, être mis en présence de sa famille, Frankenstein, lorsqu'il cherche à tuer Dorian Gray et sa troisième créature, voit sa folie s'ancrer dans la réalité...Il sera intéressant de voir ce qu'il devient dans la troisième saison.
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 Les plus belles cernes de la série !
Voilà, malgré les problèmes présents dans cette série (certaines transitions trop rapides, comme le coup où Frankenstein vient chercher Vanessa et Ethan dans la lande : on a l'impression qu'aucun délai ne s'est écoulé à Londres ; un loup-garou bof ; une ou deux grosses incohérences : pourquoi les sorcières ne se contentent-elles pas de zigouiller par surprise les gens dans le manoir de Malcolm ? Moi c'est ce que j'aurais fait ; pourquoi montrer le portrait de Dorian Gray ?), l'action reste bien menée, et il y a de nombreux moments que j'aime beaucoup : la valse ensanglantée de Dorian Gray et Lily (en fait tout le traitement autour de Gray - Lily - Angélique - Frankenstein est intéressant), les conversations Vanessa - créature, le bal ensanglanté (ça m'a fait penser à Carrie), le combat des sorcières, bien sûr, la mort de Sembene (c'est le seul moment intéressant de ce personnage, malheureusement), etc.
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 Bon, après, on se demande quand même comment ils font pour ne pas glisser


mercredi 14 octobre 2015

Un automne avec Vivaldi

J'ai toujours trouvé jusqu'ici que la partie automnale des fameuses Quatre saisons était la partie la plus chiante de l'ensemble - comme beaucoup, sans doute ; comparativement, par exemple, à l'été :


L'été m'était toujours apparu tellement riche, avec son alternance de langueur et de frénésie rappelant à la fois les fortes chaleurs propices à une sieste à l'ombre ou à une bière en terrasse et l'énergie apportée par le soleil, source de vie foisonnante et de joie de vivre. Le printemps, l'hésitante renaissance d'une Nature idéalisée, pleine du combat de la vie et l'hiver, qui débute par ces bourrasques dans la tension initiée par des violons nerveux, qui sont comme une bise persistante, avant le calme d'un matin d'hiver sur un lac gelé, et le retour du vent, opiniâtre. Mais l'automne ne m'avait jamais transporté, jusqu'ici.
Cependant, alors que je revenais d'un boulot de terrain, mon oreille a été l'autre jour accrochée par une émission de radio sur l'automne dans la musique classique, et je me suis passivement laissé embarquer dans l'émission (jusqu'au moment où ça a commencé à parler chasseurs, ils font vraiment chier jusque dans la musique ceux-là). Et donc, j'ai réécouté l'Automne (pas réentendu : réécouté) de Vivaldi et, finalement, j'ai ressenti cette journée de ballade dans l'été finissant, riche encore de lumières chaudes, et par moments pleine de gaieté, et non uniquement mélancolique ; une marche qui, parfois croise un vent porteur de feuilles mortes et semble suivre des yeux la course vive d'un écureuil dans les branches dénudées.


Alors, du coup, ça m'a réconcilié avec cet automne-là.

Je suis très loin d'avoir une culture étendue de la musique classique. Ce que j'en connais, très souvent, je ne le comprends pas et je m'ennuie: si je reconnais la perfection technique de l'ensemble (mais la virtuosité n'a jamais fait le talent), je ne suis que rarement touché par des airs classiques ; Mozart en est un très bon exemple. C'est très virtuose, mais ça me laisse souvent froid, à part quelques exceptions. Je pourrais changer d'avis si un jour l'envie me prend de creuser un peu son œuvre (je n'en ai pour l'instant aucune envie).
Mes goûts sont donc ceux d'un néophyte ; peut-être est-ce pour ça que j'aime bien les Quatre Saisons, peut-être est-ce une œuvre évidente à ressentir, mais quelque part, je m'en fous un peu.
J'aime bien l'élan de la 3ème symphonie de Mendelssohn (l'Ecossaise), la puissance du Requiem de Mozart (l'exception à la règle édictée plus haut, ici le Dies irae), la délicatesse toute en force d'Asturias d'Albeniz...autant de pièces qui n'ont rien à voir !
Je trouve, parfois, dans la musique classique, quelque chose avec quoi je suis en résonance, mais c'est assez rare, finalement. Parfois, cependant, lorsqu'on me met le nez dessus...Et c'est bien ce qui s'est passé avec cet automne. Il ne faut jamais dire jamais !

 


PS :  ça a moins de lien avec la musique classique, mais pour le plaisir...

vendredi 9 octobre 2015

Lettré, imbécile !

J'ouvre les yeux.

Je me vois dans l'eau d'un miroir qui me fait face. Mon crâne est translucide, et je devine mon encéphale derrière mes globes oculaires. En plongeant à travers le reflet des mes pupilles, je le regarde, et je constate que son volume se réduit, de manière presque insensible ; mais inexorable, néanmoins.
Dans le même temps, je sens mon acuité me fuir, du sable qui tombe à travers mes mains en coupe et s'éparpille dans les tourbillons d'un vent puissant.
Je suis seul, au sommet de la dune ; à perte de vue, rien, ni personne. Je veux parler ; je n'y parviens pas. Je tente de crier ; rien n'y fait.
Au-dessus de moi, un ciel lavé à l'encre de Chine ; de plomb, de plomb.
Sous mes pieds, le sable se dérobe, des idées qui s'enfuient, que je touche pourtant ! mais que je ne peux fixer et qui ne me supportent plus. Elles fuient, elles ne me soutiennent plus.
Je traverse une montagne de sable, pour atterrir dans une officine grise, je m'y écrase, je m'aplatis.
Ma colonne vertébrale est molle, ce qui a le double avantage de me permettre de me courber sur les livres et devant mes congénères. Faible, non par les lettres mais en dépit d'elles, je parle néanmoins haut pour n'en rester pas moins bas, vide, creux.

Oh, je sais des choses, mais les entrepose dans mon grenier crânien, où un plancher instable supporte des monceaux de choses oubliées sous une couche de scories.
Je suis un lettré sans pensée. Lettré, imbécile !

Je ferme les yeux et je me lève pour la journée.

* * *

Depuis un moment maintenant, les mots et les idées me fuient ; les mots, ces fascinants outils, vecteurs, et plus souvent peut-être qu'on ne pourrait le croire, initiateurs de la pensée. Je me sens à côté dans mes propos, en décalage par rapport à ceux qui m'entourent. Lettré (un peu), mais imbécile !
Heureusement, de temps en temps, surviennent de ces petits évènements, de ces petites coïncidences amusantes qui remettent un peu d'allant dans la grisaille qui m'obscurcit l'esprit. Ainsi, alors que je relis De Cape et de Crocs, puis que je parlais un peu de Cyrano ici ces derniers jours, j'ai entendu ce matin à la radio une interview de Jean-Paul Rappeneau, qui l'a mis en scène à l'écran. Dans ce film, Depardieu est formidable, et si je ne dois garder qu'un souvenir de lui ce sera peut-être celui-là (je retiendrai peu de chose de ses propos hors écran par exemple).
Pour le plaisir, quelques extraits mémorables :



 

Le reste du film est à l'avenant, et se découvre avec délectation !



dimanche 27 septembre 2015

Ki et Vandien

Un de mes trois super frangins et mon excellente belle sœur ont eu la bonne idée de m'offrir, pour mon anniversaire, l'intégrale de Ki et Vandien, de Megan Lindholm. Sous le pseudonyme de l'auteur se cache Robin Hobb, autre pseudonyme de l'auteur des cycles de l'Assassin royal, du Soldat chamane, etc.
Les quatre livres de Ki et Vandien sont parus entre 1983 et 1989.
Dès le premier chapitre, j'ai été frappé par la force avec laquelle le personnage meurtri de Ki était décrit. Dès ce premier chapitre, j'ai été happé par l'histoire.
Le monde dans lequel se déroulent les romans est relativement classique : plusieurs races fort différentes cohabitent dans un environnement assez peu décrit, excepté dans les scènes d'importance.
La structure du récit du premier volume est différente de celle des trois suivants. Dans le premier roman s'entrelacent plusieurs époques de la vie de Ki ; sur cette toile de fond a lieu la rencontre de Ki avec Vandien. Dans les autres romans, les trajectoires différentes de ces personnages très proches mais libres de leurs mouvements constituent l'armature du récit. Mais dans tous les cas, la narration reste claire.
Quoi qu'il en soit, le propos principal du livre concerne la confrontation des différences, au niveau culturel ou individuel. C'est fait avec finesse et subtilité, sans rien retirer à la richesse des sentiments (y compris, donc, peu glorieux) des personnages, ni figer des positions stéréotypées.
On sent que l'auteure cherche son style, mais certaines pages sont pleines d'une poésie descriptive pleine de force.
Un mot également pour signaler la traduction : j'aime beaucoup la traduction du premier roman (Xavier Spinat), forte même si elle n'est pas toujours parfaitement fluide, j'aime moins la traduction des suivants (Guillaume Le Pennec), peut-être en partie parce que des fautes / incohérences de langages voire mots oubliés apparaissent à partir du second livre. Mais, globalement, les traductions n'entravent pas le plaisir de la lecture...ce qui n'est pas toujours le cas !



PS : à noter que, parmi mes cadeaux, se trouvait aussi un billet pour un concert d'Orange Blossom...Je vous en reparlerai fin janvier !!!